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L'affiche du festival

En première ligne

Festival littéraire

Ivry-sur-Seine - 22/25 septembre 2011

L'édition 2011 en images

 

Par Sébastien Gabriel

Par Sébastien Gabriel

Pourquoi ?

Le festival se propose de donner à voir et à entendre les voix, actuelles ou passées, qui oeuvrent à explorer les liens sans cesse renouvelés qui se tissent entre les littératures et le monde social. Littératures du réel donc, littératures aux contours sans cesse mouvants et incertains, mais toujours soucieuses du temps du monde, des luttes qui le constituent ; luttes de genres, de classes, de libération… Littératures qui affirment que l’humanité au travail tout comme celle qui en est privée est un terrain que la fiction, tous genres confondus, peut cultiver.  Et que cette exigence nous est utile à vivre et à rêver.

Que ces littératures nourrissent l’imaginaire de celles et ceux qui s’emploient à l’émancipation humaine, qu’elles constituent un savoir qu’il nous  importe de confronter aux sciences sociales et à ses pratiques car il y à fort à parier que cette confrontation s’avère féconde d’une intelligence critique que les défis présents de l’humanité appellent. De nombreuses initiatives accompagnent le salon proprement dit : des ateliers d’écriture, des films, des activités proposées par la médiathèque, le centre artistique El Duende, une bibliothèque éphémère, un vide grenier littéraire, un troc de livres…

Le logo de En première ligne est une création de Joëlle Jolivet. L'affiche est une création de Marion Tigréat.

Bilan 2011 en chiffres

2500 visiteurs

87 auteurs

15 débats et rencontres

850 participants aux débats

56 classes

1200 élèves

14 ateliers pour la jeunesse

4 librairies indépendantes

1 vide grenier littéraire

1 bibliothèque éphémère

1 troc littéraire

475 livres troqués

300 livres gratuits

3 expositions

6 films

51 écrivains en herbe...

Par qui ?

Le festival "En première ligne" est une initiative de l’association En Bout de ligne.

Plus de soixante bénévoles, ami(e)s du livre, qui goûtent la fête autant que la littérature, parce que pour eux la littérature est aussi une fête. 

 

Jean-Charles Canu, attaché de presse, Ivryen depuis plus de 20 ans. Son nom est associé à des manifestations telles que la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, Le Fipa à Biarritz, le festival cinéma du Réel de Beaubourg et le Salon du Polar de Montigny-lès-Cormeilles.

Karima Rezig, ancienne responsable du Salon du Polar de Montigny-lès-Cormeilles (le plus important du genre) qu’elle a organisé pendant 6 ans. Elle bénéficie d’une grande connaissance du monde de l’édition et maîtrise les impératifs qu’implique ce genre de manifestation.

La librairie Envie de Lire, Coopérative Ouvrière et labélisée Librairie Indépendante de Référence par le Ministère de la Culture depuis aout 2010 est un des acteurs essentiels de la vie culturelle d’Ivry, elle est partie prenante de la conception du Festival.

Avec l’aide et les conseils précieux de ceux de Chéribibi, revue de culture populaire (www.cheribibi.net).

Espace Robespierre - 2, rue Robespierre - 94200 Ivry-sur-Seine

Métro : Mairie d’Ivry

Les auteurs font salon

Dès  le samedi 23 septembre, des auteurs par dizaines  peupleront la salle centrale de l’Espace Robespierre.

Ils tiendront littéralement ”Salon” dans une salle replète de sofas, causeuses et canapés de tout poil, Emmaüs et Eric Brossier y pourvoient.

Chacun des auteurs convié y trouvera ses ouvrages non pas destinés à la vente mais à la consultation.  Pas d’auteur assignés derrière des piles de ses ouvrages à attendre le chaland mais des auteurs disposés à la rencontre avec lecteurs acquis ou à conquérir.

Pour cela, une astuce ; chacun des auteurs à choisi qui un mot griffonné, qui une méga-paella, qui une un dé à coudre de “33 export“, et le tout se prête au partage. Le don comme brise-glace et prétexte à la causerie.

 

LA GRANDE LIBRAIRIE

 

Envie de lire invente la grande librairie du Festival.

Envie de lire est une librairie coopérative, ivryenne depuis plus de 12 ans et labellisée Librairie indépendante de référence par le Ministère de la Culture en 2010.

La grande librairie ce sont un millier de titre sous chapiteau, ceux des auteurs qui font Salon, ceux des auteurs qui auraient  pu le faire ou qui le feront pour les prochaines éditions. Des sélections thématiques en prise avec les débats du Festival, les littératures dites de “genre“ en bonne place ; polar, noir, voyage, aventures et romans historiques à foison. Mais aussi un fonds en sciences humaines, histoire et documents.

Des raretés, quelques perles en exclu (nouveautés et épuisés)

Que du bonheur !

Sous le même chapiteau, des éditeurs indépendants mettent les pieds dans le plat et choisissent de mettre en vente une sélection d’ouvrages de leur catalogue à tout petits prix.

Pourquoi ?

Parce qu’ils entendent affirmer que  l’accès au livre  reste d ‘abord et surtout une affaire de pouvoir d’achat  et qu’il n’est pas inutile de le rappeler, qu’éditeurs, auteurs, libraires et l’ensemble des métiers qui concourent à faire le livre en dehors des groupes planétaires  qui dominent  sont  peu pas ou mal rémunérés.

 

TROIS THÈMES TROIS LIBRAIRIES

 

Partager les passions et les savoirs faire, c’est s’adresser aux autres, à celles et ceux que l’on considère comme étant les bons et parfois même n’hésitons pas, les meilleurs dans leurs domaines respectifs. Ainsi nous demandons à trois librairies thématiques de faire ce festival à nos côtés, une spécialisée en sciences humaines et sociales, une dans le polar et une en S.F. Ils proposeront des livres épuisés, rares, introuvables, des pépites à dénicher.

 

APÉRO-CONFÉRENCE

 

Pas que des débats durant ce festival, mais aussi des conférences sur des sujets particuliers, ciblés qui nous tiennent à coeur, quel meilleur moyen que d’en faire des moments de rencontres autour d’un verre, parce que on aura beau dire et beau faire, un apéro ça permet beaucoup, des échanges, du partage, de la convivialité et deux apéro… si affinités !

 

A PLEINE VOIX - RENCONTRES / DÉBATS

 

La grande salle du 2ème étage du Robespierre  bruissera de voix, celles des auteurs conviés à débattre, celles du public qui pour le coup, on l’espère, cessera de l’être.

Des débats “grands formats“, en lien avec la thématique du Festival mais pas que…

 

DES FILMS

 

Le Luxy


Le Luxy, c’est LE cinéma d’Ivry. Depuis des années, une équipe qui, contre vents commerciaux et marées de la mode, se bat pour montrer ce qu’il y a de mieux. Le Luxy nous proposera de redécouvrir Ce vieux rêve qui bouge, le film d’Alain Giruadie, suivi de courts métrages et aussi de revoir le documentaire mythique de Barbara Kopple Harlan County (1976) sur la grève des mineurs de Brookside.

 

La classe ouvrière peut-elle casser des briques ?

Pour répondre à cette question cruciale et néanmoins épineuse, la revue Chéribibi présente trois films aux arguments plus contondants qu'une descente du Syndicat du Livre CGT dans un congrès de pique-assiettes patronaux: Big Boss de Lo Wei avec le camarade Bruce Lee (1971), Retour à la 36e Chambre de Liu Chia-Liang avec le camarade Gordon Liu (1980) et Themroc de Claude Faraldo avec le camarade Michel Piccoli (1973). Qu'on se le dise, le kung-fu et le cannibalisme ont leur place, et pas des moindres, dans le combat syndicaliste !

 

DES EXPOSITIONS

 

Le mystère Hammett

 

Connu du grand public par la brillante adaptation cinématographique que fit John Huston de son roman Le Faucon maltais, Dashiell Hammett (1894-1961) est considéré comme le fondateur du roman noir américain. Après des tas de petits boulots, il devient enquêteur chez Pinkerton. Il rend populaire, au sens du plus grand nombre, tant les détectives que les protagonistes de ses romans. Il y évacue les notions de bien et de mal et crée de vrais anti héros. Sympathisant communiste durant le Maccarthysme il passe par la case prison : un gigantesque auteur et un très grand bonhomme, ça vaut bien le coup de chapeau d’une exposition.

 

"Les invisibles" Portraits de prêtres ouvriers

Par Joël Peyrou et Gérard Mordillat.

Travail, vie quotidienne, rencontres, prière : le photographe Joël Peyrou a scruté la vie de sept prêtres-ouvriers. « Des hommes « fraternels et seuls, bons vivants et taiseux, combattants et méditatif »  écrit dans son introduction Gérard Mordillat. Ce sont des hommes au travail, menuisiers, laveurs de vitres, métallos, maçons, mécaniciens, postiers, « Ces ouvriers du jour et de la nuit. Ceux des ateliers, des usines, des centres de tri, des garages, des chantiers du port,des transports. Des professionnels  saisis dans le geste quotidien de leur activité ,  à  hauteur d’œil, à hauteur d’homme. » (Gérard Mordillat)

 

THÉÂTRE

 

Prolo, une création de la compagnie brestoise Les Piqueteros


« Moi, quand j’étais petit, je voulais être… »

Au final, que reste-t-il de nos rêves d’enfants, de nos désirs, de nos espoirs ?

Six ouvriers, travaillant sans relâche dans un atelier d’usine sordide et aliénant, sont taraudés par ces questions essentielles.

Six ouvriers, Grognard, Livresque, Gratte-Couilles, Winners, Farouche et l’Arpette se chicanent et se querellent sans cesse.

Mais ils cherchent surtout la meilleure manière de résister à l’exploitation et à l’asservissement. Six ouvriers refoulent la peur et la souffrance.

On y croise la sueur, la soumission, l’acceptation, mais aussi la révolte et le défi. Six prolos se prennent leur quotidien en pleine gueule.

Ils vont réagir.

Samedi 24 à 16h30, Espace Robespierre, gratuit et ouvert à tous

 

 

Il Tempo Rubato, une création théâtrale de la compagnie Aleph (86, rue Marat - 94200 Ivry sur Seine)

 

N’avez-vous jamais imaginé une rue où le chant prendrait la place de la parole, où la marche dessinerait le pas d’une danse, où une suite prendrait une fugue dans le silence ?

In Tempo Rubato évoque cet univers, à la fois familier et imprévisible, où les individus évoluent et déambulent, en jonglant avec l’espace et le temps, sur leur territoire citadin privilégié : le trottoir.

Voici donc l’ histoire d’une rue musicale qui aurait échappé au Tempo.

 

Samedi 24 à 21h, sur invitation. La représentation sera suivie d’une dégustation de vin proposée par La Cave d’Ivry et Paco Mora.

 

BIBLIOTHÈQUE ÉPHÉMÈRE

 

Bibliothèque ! quel mot et quels endroits magiques, tous les possibles, la découverte, l’accès, même si parfois l’ouverture des portes ne suffit pas, en tous les cas irremplaçable : il y aura donc une bibliothèque éphémère, une centaine d’ouvrages seront mis à disposition dans des malles, où il faudra fouiller, chercher, trouver, emprunter, ramener, des allers retours comme autant d’échanges.

 

VIDE GRENIER LITTÉRAIRE

 

Montez de la cave, descendez des greniers tous les livres, les ouvrages. Sortez des armoires et des étagères les écrits, les brochures, les opuscules. Voilà comme un cri, des partisans du livre, sous toutes ses formes, en trouver des pas cher, en proposer, des lus et relus à relire comme dans une seconde aventure, plusieurs dizaines de petits stands consacrés aux livres, et accessibles au plus grand nombre ; 2 m2 par exposant, gratuit pour les yvriens, 5 euros le m2 pour les autres et 20 euros le m2 pour les professionnels, faut bien commencer à les répartir les “richesses“. Non ?

 

TROC LITTÉRAIRE

 

Pas d’achat, pas de vente, pas d’argent : le troc, c’est un échange. Et bien sûr un échange a tout les sens du terme. Un livre qu’on a déjà lu, qu’on ne relira pas et auquel on donne une autre vie, d’autres yeux. Et dans l’échange, la découverte d’un ouvrage, d’un bouquin, d’un livre, d’un autre univers : les livres, comme beaucoup d’objets, n’ont de valeur que parce qu’ils circulent.

 

LA CANTOCHE

 

Le restaurant associatif Diet Ethique se transporte jusqu’à Ivry le temps du Salon.  Et ce sera la fête à nos papilles.

Plat du jour le midi, un menu pour toutes les bourses et du grignotage sain à toute heure.

Diet-Ethique cuisine sans gras ajouté depuis 2006.

 

LE TROQUET

 

Une association de quartier comme on en rêverait dans le sien de quartier. CAPE est une association du Quartier Gagarine. Des projets de voyages solidaires écolos et pas pipeau plein leurs besaces ils s’embarquent à tenir le cap d’une buvette pour la durée du Salon. En faisant le pari que leurs projets causeront autant que leur carte et qu’ils y puiseront quelques ressources pour les financer. Une buvette qui à des lettres puisqu’à la carte ; cocktails, jaja et apéros à toutes heures inspirés des classiques du polar et de quelques bouquins propres à nous porter au grand large. A boire, donc pour les poivrasses et les minots, les amateurs de jus bio et de sirop d’alambics.


AVANT - APRÈS

 

Un festival, nous on considère qu’il doit s’inscrire dans une histoire et en un lieu, qu’il doit vivre au-delà des trois jours de sa tenue. Pour cela nous avons l’objectif d’organiser des rencontres, des débats, des lectures en différents endroits de la ville qui l’accueille, Théâtres, bistros, restos… Aussi pour commencer à préparer le prochain en y intéressant le plus de monde possible.